Aller au contenu principal

Agence vidéo ou logiciel : que choisir ?

Confiez à une agence ou à un vidéaste les films qui doivent durer : film de marque, campagne publicitaire, tournage complexe. Pour des vidéos chaque semaine où vous partagez votre expertise, un logiciel qui automatise le montage revient bien moins cher par vidéo, à condition de filmer vous-même. Et les deux se combinent : l'agence pour le film de l'année, l'outil pour le quotidien.

8 min de lecture

L'essentiel

  • Suisse romande : vidéo de présentation de PME 2’000–4’000 CHF, campagne de 5 à 10 déclinaisons 5’000–10’000+ CHF (Snapshot Media, 2025).
  • Clip court pour les réseaux sociaux réalisé par un prestataire : 800–3’000 CHF (Uftritt).
  • Chaque langue en plus chez un prestataire : voix off 200–600 CHF, sous-titres 80–250 CHF (Snapshot Media).
  • Logiciel Marqo : 149 à 499 CHF par mois pour 15 à 50 vidéos, environ 10 CHF par vidéo si le quota est utilisé ; vous filmez vous-même.

Les quatre options côte à côte

Quatre façons d'obtenir des vidéos pour vos réseaux sociaux. Elles diffèrent par le prix, mais aussi par le temps qu'elles vous demandent et le rythme de publication qu'elles permettent.

Agence vidéoVidéaste indépendantEn interne, à la mainLogiciel (p. ex. Marqo)
CoûtVidéo de présentation PME : 2’000–4’000 CHF ; campagne de 5 à 10 déclinaisons : 5’000–10’000+ CHFÀ l'heure ou au forfait : tournage (par personne) et montage 120–180 CHF/h chacunPas de facture de production : le coût, c'est le temps de l'équipe149–499 CHF/mois pour 15 à 50 vidéos, environ 10 CHF par vidéo
Votre tempsBrief, présence au tournage, validation des montagesIdem, plus la coordination selon l'offreTout : script, tournage, montage, sous-titres, traduction, publicationRelire le script, filmer avec le prompteur, vérifier le montage
QualitéLa plus aboutie : équipe, lumière, son, réalisation, animationProfessionnelle, variable selon la personneDépend des compétences et du temps disponibleRégulière, pensée pour le face caméra, pas pour un film de cinéma
Rythme tenablePar projet ; chaque vidéo en plus se paiePar journée de tournage, plusieurs clips si c'est prévuTant que quelqu'un a le tempsChaque semaine : 15 à 50 vidéos par mois selon le plan
LanguesChaque langue se facture : voix off 200–600 CHF, sous-titres 80–250 CHFIdem, à prévoir dans le devisRetraduire, réenregistrer ou sous-titrer chaque versionDoublage IA avec votre voix, jusqu'à 32 langues (Pro et Business : 209 ou 349 CHF/mois par langue)
ContrôleL'agence dirige, vous validez ; droits à préciser dans le contratContact direct ; droits à préciserTotalTotal sur le message et le calendrier ; rendu selon les styles de l'outil

Fourchettes : Snapshot Media (Suisse romande) et Gryps (tarifs horaires), qui ne séparent pas agences et indépendants. Marqo n'est pas assujetti à la TVA : aucune TVA n'est ajoutée. Le détail des coûts : combien coûte une vidéo d'entreprise.

Quand choisir une agence ou un vidéaste

Une agence apporte ce qu'un logiciel ne remplace pas : un regard extérieur, une équipe de tournage, de la lumière, du son et une vraie réalisation. C'est le bon choix quand :

  • Vous voulez un film de marque qui servira des années sur votre site, en salon ou pour recruter. Gryps situe les films d'image entre 2’000 et 30’000 CHF selon l'ampleur.
  • Vous lancez une campagne publicitaire payante : le film doit être conçu pour la publicité, et la gestion des annonces est un métier en soi.
  • Le tournage est complexe : plusieurs lieux, drone, comédiens, événement, animation. Chez Snapshot Media, un temps fort d'événement coûte 1’800–3’200 CHF, un motion design simple 1’500–3’000 CHF.
  • Personne dans l'équipe ne veut passer devant la caméra : une agence peut travailler avec des comédiens, une voix off sur des images ou de l'animation.

Snapshot Media le dit franchement : pour une vidéo destinée à l'externe, la prise de son, la lumière et l'étalonnage font la différence entre « bricolé » et « professionnel ».

Quand choisir un outil et faire vous-même

Un logiciel qui automatise le montage, les sous-titres, le doublage et la publication a du sens quand la vidéo devient une habitude plutôt qu'un projet :

  • Vous voulez publier chaque semaine. Au bas de la fourchette d'Uftritt pour un clip court (800 CHF), quatre vidéos par mois représentent déjà 3’200 CHF. Marqo Starter coûte 149 CHF par mois pour 15 vidéos.
  • Vos vidéos reposent sur votre expertise : conseils, questions de clients, coulisses, produits. Ce qui compte, c'est la personne qui parle, pas la mise en scène.
  • Vous communiquez en plusieurs langues. Publier en français, en allemand et en italien avec le plan Pro coûte 299 + 2 × 209 = 717 CHF par mois, chaque contenu étant adapté automatiquement dans les trois langues. Voir la vidéo multilingue.
  • Votre budget est serré, mais vous avez un peu de temps chaque semaine.
  • Vous voulez garder la main sur le message et le calendrier, et publier quand le sujet est d'actualité.

Les limites sont réelles : avec Marqo, vous filmez vous-même (une tablette et un téléphone suffisent) et c'est une vraie personne qui parle, sans avatar IA. L'outil vise le contenu organique, pas les campagnes payantes, et ne publie pas sur X.

Un exemple chiffré. Motoro, place de marché suisse de véhicules d'occasion et entreprise liée à Marqo, a publié 97 vidéos du 25.04 au 21.09.2026, dont 96 en français, en allemand et en italien, avec un seul tournage par vidéo. Lire l'étude de cas

L'approche hybride : l'agence pour le film, l'outil pour le quotidien

Les deux options ne s'excluent pas. Une répartition logique :

  • L'agence : le film de présentation, la campagne de lancement, l'événement de l'année.
  • L'outil : les vidéos face caméra de chaque semaine, les réponses aux questions de clients, les versions dans les autres langues.

Ordre de grandeur sur un an : une vidéo de présentation d'agence (2’000–4’000 CHF selon Snapshot Media) plus douze mois de Marqo Starter (12 × 149 = 1’788 CHF), soit environ 3’800 à 5’800 CHF pour un film de marque et jusqu'à 15 vidéos courtes par mois.

Demandez à l'agence de vous remettre les éléments de marque (logo, couleurs, typographies) pour que vos vidéos de la semaine restent cohérentes avec le film. Et si votre équipe débute devant la caméra, une séance de conseils avec un vidéaste sur la lumière et le son est un bon investissement.

Les questions à poser à une agence avant de signer

Snapshot Media conseille de comparer le contenu des livrables et de demander des exemples réels plutôt qu'un prix nu. Concrètement :

  1. Qu'est-ce qui est livré, et quand ? Nombre de vidéos, durées, formats (16:9, 1:1, 9:16), délai.
  2. Combien de séries de corrections sont comprises, et combien coûte une correction de plus ?
  3. Qui écrit le script, et qui le valide ? Pour Snapshot Media, la meilleure économie se fait en amont, avec un scénario clair.
  4. Quels droits recevez-vous ? Musique sous licence (30–200 CHF par piste), durée et canaux de diffusion autorisés, remise des rushes.
  5. Combien coûte chaque langue ? Voix off, sous-titres (fichiers .srt), textes à l'écran traduits.
  6. Quels frais s'ajoutent ? Location de lieu (jusqu'à 800 CHF et plus), maquillage (150–400 CHF), déplacements.
  7. Peut-on regrouper plusieurs vidéos sur une même journée de tournage ? Cela mutualise les coûts fixes.
  8. La publication est-elle comprise ? Sinon, qui met les vidéos en ligne, et à quel rythme ?

Démarrer en interne sans que ça devienne une corvée

Faire soi-même ne demande pas un studio, mais une routine. Le risque n'est pas le manque d'idées, c'est le temps : si le montage repose sur une seule personne, le rythme casse au premier mois chargé.

  1. Fixez un rythme tenable : une vidéo par semaine, toujours le même jour, vaut mieux que cinq vidéos puis plus rien pendant deux mois.
  2. Choisissez un format qui revient : la question client de la semaine, un conseil, un chantier. Le même cadre allège la préparation.
  3. Écrivez court : une accroche, une idée, un appel à l'action, 30 à 60 secondes. Un prompteur évite d'apprendre le texte par cœur.
  4. Filmez plusieurs vidéos dans une seule séance plutôt que de ressortir le matériel chaque semaine.
  5. Soignez d'abord le son et la lumière : un micro-cravate et un visage tourné vers une fenêtre changent plus le résultat qu'une nouvelle caméra.
  6. Sous-titrez tout : la vidéo doit se comprendre sans le son.
  7. Automatisez le reste : couper les silences, assembler les prises, sous-titrer, traduire, programmer. C'est ce que fait un outil comme Marqo (le studio vidéo).

Les abonnements Marqo sont mensuels, sans engagement minimum : réservez une démo gratuite de 20 minutes en visio ou consultez les tarifs.

Questions fréquentes

Combien coûte une agence vidéo à Lausanne ou à Genève ?

Snapshot Media, active en Suisse romande, publie ces fourchettes : 800–1’500 CHF pour l'interview d'une personne, 2’000–4’000 CHF pour une vidéo de présentation de PME, 5’000–10’000+ CHF pour une campagne de 5 à 10 déclinaisons. La voix off (200–600 CHF) et les sous-titres (80–250 CHF) s'ajoutent pour chaque langue. Demandez un devis détaillé par poste pour comparer.

Peut-on faire une vidéo d'entreprise soi-même avec un smartphone ?

Oui, pour des vidéos courtes sur les réseaux sociaux : un smartphone, un micro-cravate et une bonne lumière suffisent. Pour un film de marque destiné à l'externe, Snapshot Media rappelle que le son, la lumière et l'étalonnage font la différence. Le plus difficile n'est pas le tournage, mais de tenir le montage et la publication chaque semaine.

Une agence peut-elle produire nos vidéos chaque semaine ?

Oui, mais chaque vidéo se paie. Au bas de la fourchette d'Uftritt (800 CHF par clip court), une vidéo par semaine représente 41’600 CHF par an. Regrouper plusieurs vidéos sur une même journée de tournage fait baisser le prix unitaire : demandez une offre pour une série.

Un logiciel peut-il remplacer une agence vidéo ?

Pas pour tout. Un film de marque, une campagne publicitaire ou un tournage complexe restent un travail d'agence. Pour des vidéos face caméra régulières, un logiciel comme Marqo écrit le script et s'occupe du montage, des sous-titres, du doublage et de la publication, mais c'est vous qui filmez et qui parlez à l'écran.

Et si personne ne veut passer devant la caméra ?

Une agence ou un vidéaste est alors plus adapté : comédiens, voix off sur des images ou motion design (1’500–3’000 CHF pour un motion design simple selon Snapshot Media). Marqo ne crée pas d'avatar IA. Il suffit toutefois d'une personne volontaire dans l'équipe, pas forcément la direction, et le prompteur évite d'apprendre le texte.

Combien de temps faut-il pour obtenir une vidéo ?

Avec une agence, de 5 jours pour une interview simple à 3–4 semaines pour un film institutionnel avec repérages, selon Snapshot Media. En interne, le temps principal est le tournage : préparer le lieu, lire le script, puis vérifier le montage avant de publier. Avec un outil qui monte automatiquement, vous ne passez plus d'heures sur un logiciel de montage.

Des vidéos chaque semaine, sans équipe de tournage

Marqo écrit vos scripts, monte vos prises et publie vos vidéos sur vos réseaux. Dès 149 CHF par mois, jusqu'à 32 langues avec les plans Pro et Business.

Sources

  1. Snapshot Media — Combien coûte une vidéo d'entreprise en Suisse ? (02.11.2025)
  2. Gryps — Kosten Videoproduktion Schweiz (non daté, consulté en septembre 2026)
  3. Uftritt — Produktvideo erstellen lassen (non daté, consulté en septembre 2026)

À lire aussi